blogorama
Accueil Date de création : 10/07/07 Dernière mise à jour : 09/06/09 21:22 / 64 articles publiés
 

Et pour commencer  (Vidéos) posté le mardi 10 juillet 2007 23:45

Pour la mise en bouche (comme disent les cuisiniers), voici "What a Wonderful World" filmé très certainement en juillet 1968 pour un TV-Show de la BBC avec Tyree Glenn (tb), Joe Muranyi (cl), Marty Napoleon (p), Buddy Catlett (b) et Danny Barcelona (d).

Une leçon d'interprétation et un grand moment d'émotion...

lien permanent

Etre né quelque part...  (Un peu d'histoire...) posté le mercredi 11 juillet 2007 21:56

Louis ARMSTRONG est né le 4 août 1901. Toute sa vie, on a pensé qu'il était né le 4 juillet 1900, jusqu'à ce que l'on retrouve récemment le registre des baptêmes du Coeur-Sacré-de-l'Eglise-de-Jésus, écrit en latin : Louis (Ludovicum) y est inscrit comme le fils ("niger illegitimus"!) de William (Gulielmo) ARMSTRONG et de Mary (Maria) ALBERT.

Il est né dans une petite rue sordide de la Nouvelle-Orléans appelée Jane Alley, à côté de la célèbre PERDIDO STREET. C'était Back O'Town, quartier populeux au fond de la ville, grouillant de flambeurs, de souteneurs, de voleurs, de prostituées...(un endroit tellement plein de vice et de violence qu'on l'appelait Battlefield - le champ de bataille), où sa mère lui raconta que le jour de sa naissance il y avait eu un grand concours de tir entre deux types et qu'ils s'étaient mutuellement refroidis !

Près de là, à Storyville, quartier des plaisirs, les Honky tonks accueillaient les premiers groupes de Jazz...(photo ci-dessus : le carrefour près de Perdido).

lien permanent

Miles DAVIS  (Les petites phrases de...) posté le vendredi 13 juillet 2007 20:23

"Vous savez, vous ne pouvez rien jouer sur l'instrument que Louis n'ait pas joué - Je veux dire même moderne"

                                                 Miles DAVIS

lien permanent

LIFE - 15 avril 1966  (La presse) posté le samedi 14 juillet 2007 21:58

La très célèbre couverture de LIFE en 1966.

Dans une interview de plusieurs pages, Louis raconte surtout sa jeunesse à la Nouvelle-Orléans. Comment vers 4/5 ans avec ses copains ils allaient écouter les orchestres le samedi soir au travers des trous dans les murs du Funky Butt Hall (voir article "Etre né quelque part"). Il raconte les parades des Social Clubs avec pantalons noirs, chemises en soie et chapeaux blancs; les enterrements en musique qui se terminaient inévitablement par When The Saints ou Didn't He Ramble; les "combats" d'orchestres lorsqu'ils se croisaient au détour d'un carrefour chacun dans sa carriole publicitaire essayant de jouer plus fort que l'autre; la vente de charbon aux prostituées de Storyville dans leurs uniformes de soie transparente.

A 12 ans il chante en quartet avec ses copains Little Mack, Big Nose Sidney et Georgie Grey. Lui est appelé Dipper, abréviation de Dippermouth. Il chante ténor et s'accompagne d'un sifflet à coulisse. Mais ce qu'il préfère, c'est porter le cornet du grand Joe "King" Oliver lorsque celui-ci ne joue pas.

Il raconte son arrestation lorsqu'il s'amuse à tirer à blanc un soir de Nouvel-an et son entrée à l'orphelinat où il apprend le cornet et prend plaisir à parader des heures, même en plein soleil.

A sa sortie de l'orphelinat, il a tellement progressé qu'il joue régulièrement dans les honky-tonks avec une vieille trompette en fer blanc : au Henry Matranga's il joue de 8 heures du matin au coucher du soleil, puis c'est le repas et quelques heures de sommeil avant d'aller livrer du charbon ou décharger les bateaux de bananes. C'est Joe "King" Oliver qui le prendra sous son aile, lui donnera un vrai cornet et des leçons régulièrement.

lien permanent

LIFE - 15 avril 1966 - suite et fin  (La presse) posté le samedi 14 juillet 2007 22:33

Il explique comment il s'est fait arnaquer par A.J. PIRON et Clarence WILLIAMS qui lui avaient commandé une composition pour 50$, qu'il a appelé Get Off Katie's Head. Ils l'ont renommé I Wish I could Shimmy Like my Sister Kate et ne l'ont jamais payé...

Il parle de son arrivée à Chicago pour aller jouer avec "Papa" Joe, de son départ de l'orchestre de Fletcher Henderson parce que les musiciens buvaient trop et aussi de la dureté de son métier :

"Souffler, souffler, souffler, quoi qu'il reste comme lèvre, souffler encore, 4 spectacles par jour".

"Des contrats 7 jours par semaine, se sentir comme si on avait passé neuf mille heures en bus, en avion, arriver juste à temsp pour jouer avec les lèvres froides et revenir trop fatigué pour pouvoir seulement soulever une paupière"

Il termine par sa philosophie de son métier et de sa musique, du fait qu'il n'a toujours eu qu'un seul but dans la vie : faire plaisir à son public quoi que disaient les critiques ou les autres musiciens.

lien permanent